
Rédiffusion
A la fin de l’année 2008, à la suite d’un référendum populaire, les helvètes décidèrent massivement d’interdire la construction des Minarets dans tout le territoire de la Suisse.
À la fin de l’année 2009 c’était aux français d’instaurer un débat sur l’identité nationale et récemment le parlement de ce pays a voté une loi interdisant le port de la burqua (une espèce de foulard que portent les femmes de confession musulmane) sur les places publiques.
En ce début du mois (Octobre 2010), le cabinet israélien a adopté un projet d’amendement constitutionnel visant à reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël.
En Allemagne, après quelques publications dénonçant la difficile cohabitation avec les musulmans, de nombreux politiciens montent sur le créneau pour reconnaitre le caractère judéo-chrétien de cette nation et l’échec d’un projet de société basé sur le multiculturalisme.
Au-delà des réactions passionnées que ces sorties médiatiques ont pu provoquer, Il est important pour mieux comprendre la situation de revenir sur les faits qui ont précédé ces prises de positions publiques.
D’une manière générale, l’Europe n’a jamais été une terre d’immigration. Elle y a été plutôt contrainte au cours de l’histoire, d’abord pour se reconstruire après la guerre, puis pour faire fonctionner son économie, en plein boom pendant les “30 glorieuses”.
Inutile de préciser que la quasi-totalité des nouveaux arrivants avaient une culture différente de celle européenne judéo-chrétienne.
Lors de leurs premières arrivées massives en Europe au cours des années 1940, ces populations connurent une désorganisation sociale. En effet, leurs arts de vivre n’arrivaient plus à trouver une satisfaction dans le nouvel environnement qu’est l’Europe: sur le plan spirituel par exemple, il n’y avait pas de structure leur permettant de communier en groupe. La suite fut logique, certains parmi eux choisirent d’adopter plus ou moins la culture occidentale. Mais il y en a également eu ceux qui ont résisté au fil du temps. L’histoire leur a donné raison car ils arrivent à se réorganiser aujourd’hui. Ils veulent de plus en plus être visibles sur l’espace public et revendiquent de pouvoir vivre en Allemagne, en France et en Suisse selon les arts de vivre de chez eux. Mais, aussi bien les immigrés que les européens le savent: si les éléments culturels des immigrés occupent de plus en plus l’espace public européen, cette nouvelle culture recrutera forcément de plus en plus des adeptes parmi les occidentaux. Ce que les gouvernants européens ne peuvent laisser faire.
En limitant le droit d’occupation de l’espace public aux immigrés, les gouvernants et l’opinion publique veulent éviter qu’en l’an 3011 en France, en Allemagne, en Suisse ou en Israël, lors des débats sur la société européenne de l’époque d’alors, les Müller, Dupond ou Levi n’argumentent en prenant pour référence le coran.
Les mêmes inquiétudes, j’en suis convaincu certains Bambombog les ont exprimées quelques dizaines d’années après l’arrivée d’Alfred Saker et tous ces envahisseurs qui nous bouffèrent notre spiritualité de Bassa’a. Mais à la différence des autorités européennes d’aujourd’hui nos Bambombog n’avaient pas les moyens matériels pour contrer cette offensive. Le résultat est ce qu’on connaît aujourd’hui: des gens qui se disent Bassa’a et qui dans une tribune Bassa’a me traitent d’être “de mauvaise foi” ou “d’uniformisateur de spiritualité” lorsque je dénonce les effets d’une spiritualité tronquée sur nos peuples. Chacun est libre de considérer n’importe quel livre comme sacré, mais le caractère sacré de certains écrits s’arrête aux portes de la culture Bassa’a, car Bassa’a nous étions Bassa’a nous le resterons.
Par ailleurs, l’argument d’intégration brandi aujourd’hui par les politiciens occidentaux aurait bien pu être brandi en pays Bassa’a il y a plus d’un siècle pour éviter le désastre que nous vivons aujourd’hui. En effet, nous savons tous que le Bassa’a est une nation accueillante. En recevant donc ces nouveaux venus, nous aurions pu leur demander de s’intégrer c’est-à-dire qu’ils apprennent à nous connaître, qu’ils apprennent nos langues, nos cultes, qu’ils vivent sous le modèle Bassa’a et non qu’ils essayent de nous imposer leur culture, leur religion ou leur spiritualité.
Aujourd’hui, plus de 150 ans après l’agression dont notre culture a été victime, je ne peux dire de manière exhaustive ce qui appartient à la culture Bassa’a. Aussi, que les chrétiens, les musulmans et les juifs, vivent en pays Bassa’a, on peut l’accepter. Mais aucune de ces religions ni ces modes de spiritualités n’appartiennent à la culture Bassa’a, et chaque fois qu’un Bassa’a se revendique de ces modes de spiritualité, nos ancêtres se retournent dans leurs tombes. C’est justement d’une pareille situation lamentable dont les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui voudraient bien se priver de vivre plus tard dans leurs sépultures… pendant les années 3000.









Commentaires
Je veux dire que si je suis en harmonie dans ma religion, si je trouve la paix et le réconfort dans ma condition "d aliéné" qui sa gêne sérieux. Moi?NON! car soit je suis inculte(et les seuls à souffrir de mon ignorance ce st les autres)soit je ne le suis pas et j ai fait mon choix!!! Mes ancêtres? Je ne crois pas car ils sont morts! Qui donc? Je ne suis toujours pas convaincue que ce soit nos ancêtres.
La seule harmonie possible est celle qui t'es intrinsèquement propre. tout le reste n'est que "moyens de bords". Je compare ca souvent à l'effet placebo. Un méicament qui ne soigne pas en effet, mais dont aussi bien le patient que le medecin traitant sont convaincus de son efficacité. Parfois c'est dur de revenir à la réalité. et ca se voie lorsqu'on te la plaque la vérité... suis mon régard!
Vous semblez oublier que autant les relations avec l autre(ici pr marquer la différence de culture) peuvent etre déséquilibrer à cause de la conviction de l un a etre supérieur autant ce même déséquilibre peut etre du à la certitude de l autre à etre inférieur.
Je reste convaincue que nous pouvons réconcilier les bassas avec leur spiritualité d origine sans pour autant les stigmatiser ni bafouer leurs libertés à etre des individus pensants.
Et non je n ai pas dit qu il faille embrasser n importe laquelle, mais celle avec laquelle on se sent en harmonie.
Ce n'est pas parce que la spiritualité sert à offrir un certain équilibre aux hommes qu'il faille embrasser n'importe quelle spiritualité. il s'agit ici d'un élément de rattachement à un lieu, à un groupe, à une culture. c'est un élément fondamental de la culture. D'accord pour la recherche de l'équilibre ou de guide ma soeur, mais attention de ne pas opter pr le mauvais guide et le mauvais équilibre...
"Chacun chez mbaii yéé me mede chez mbaii yem" Disait-on. et on communique d'égale à égal. de culture à culture, de village à village, de spiritualité à spiritualité. il y en a pas une qui soit meilleure que l'autre, qui se revendique d'une certaine universalité, d'une certaine superiorité.
ta culture propre est celle de ton mbaii. que tu la connaisses ou pas c'est la tienne. ce qui ne t'empêche pas d'être ouvert à d'autres cultures sans pour autant t'y assimiler, au risk d'achèver le petit substrat de culture bassa'a qui restait en toi...
Ndebi je ne me pose pas ce genre de question. Sachant exactement qui je suis et pourquoi je le suis je ne vois pas nécessairement en l autre un danger. Donc ouverture oui et pourquoi pas assimilation si ce qui m est proposé répond mieux à mes besoins.
Et je pense que plutôt que de stigmatiser les choix d individu il serait plus productif de leur faire connaitre et comprendre ce qu ils "semblent" rejetés peut etre juste parce qu ils ne connaissent pas.
ouverture ou assimilation ?
Voilà, la spiritualité sert à offrir un certain équilibre aux hoes, un certain réconfort, elle leur sert de guide. D ou son importance pour la plupart d entres nous. Je déplore souvent le fait que l on mélange ce sujet de spiritualité(pr opre à chak individu) et d'invasion des peuples. Le fait de mélanger le tout m amène a me poser la question de savoir qu est qui compte réellement: est ce le fait que des personnes trouvent du réconfort dans leur spiritualité ou alors que une certaine spiritualité soit dominante dans le monde ou dans un endroit précis?ou encore que certaines personnes puissent etre confortés dans leur ego. Pourquoi n est il pas possible de (re)présenter la spiritualité des "bassas" aux gens sans pour autant tomber dans cette éternelle gueguerre de puissance d un peuple, ce qui laissera à chacun le choix de choisir en toute liberté.
Voilà 3 contribution de quelqu'un que tu connais parues ici même sur LLB. Si tu as pris le train LLB en route, tu peux te rattraper. Moi j'ai bcp appris de lui. je l'avoue.
Bonne lecture
http://www.litenlibassa.com/index.php?option=com_content&view=article&id=75:dynamo-de-douala-ou-lechec-dune-religion-mal-fondee&catid=47:chroniq&Itemid=65
http://www.litenlibassa.com/index.php?option=com_content&view=article&id=100:rome-ou-ngog-lituba-ou-le-chemin-de-nos-ancetres-nous-conduit-t-il&catid=47:chroniq&Itemid=65
http://www.litenlibassa.com/index.php?option=com_content&view=article&id=53:cosmogonie&catid=36:cult&Itemid=29
relis le papier stp.
Le bassa est fondammentaleme nt religieux ca nous le savons. Mais religieux ne veut pas dire forcément chrétien ou juif ou musulman...Alors j'accepte la religiosité... bassa'a
Les cultures qui subissent les influences, oui! mais qui se font bouffer de manière à ne plus exister? je te laisse répondre toi même!
No coms
D'autres part ces cultures que tu as cité en exemple n'ont elles pas elles aussi subit des influences?
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