
De lourdes sanctions ont également été infligées à 10 autres pasteurs de cette zone pastorale.
La 58è assise du synode Bassa–Cameroun de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc) s’est tenue du 7 au 11 décembre 2011 à Douala, au sein de paroisse Canaan du ressort évangélique du consistoire Eséka, à qui il appartenait d’accueillir lesdites assisses suivant un mouvement de rotation au sein de l’Epc.
Au terme des travaux desdites assises, certains pasteurs ont écopé des lourdes sanctions allant de la déposition à l’excommunication.
Selon le révérend pasteur Ngos Ngos Dieudonné, secrétaire exécutif du synode Bassa, joint au téléphone, ces sanctions contre les 15 pasteurs sont reparties de la manière suivante : cinq pasteurs ont été excommuniés dont quatre étaient du ressort évangélique du consistoire La Maritime qui a connu un accouchement douloureux.
Ils ont pour noms Likeng Timothée Achille, Hiong Sughe Samuel, Heghan Bilong Jean Luc, Bissohong Elie Roland. Le 5è sort du consistoire Eséka et s’appelle Madeng Issingi Joseph. Trois sont rayés du rôle et appartenaient tous du consistoire Eséka. Il s’agit de Jean Richard Song, Jean René Mbem et Bernard Mayemi. Le secrétaire exécutif explique que « ces pasteurs sont portés disparus sans aucune justification de leur consistoire. Selon les textes de l’église, ils doivent écoper cette sanction en attendant qu’ils s’amendent et reviennent, dans le cas où l’absence se prolongerait, d’autres sanctions pourraient arrivées ».
Déviances
Quatre ont été déposés et viennent tous du consistoire La Maritime. «Ils n’ont plus aucun droit d’exercer la fonction pastorale », explique le secrétaire exécutif. Ce sont le doyen Abed Nego Makon, considéré comme le doyen des pasteurs de l’Epc encore en activité ; Imouck II Joseph, Inack Ndjocky Simon Pierre et Nyobe Joseph Fréderic. Enfin les trois autres qui restent, « JanBerend Nkollo, Simon Pierre
Mbekek et Alain Josué Nyemeck, sont appelés à retourner à l’école de théologie. Le Rév. Ngos Ngos Dieudonné rapporte que « leur sacre avait été rejeté depuis l’année dernière et ils n’ont pas voulu honorer la décision du synode, si leur consistoire continue à leur donner des charges pastorales, nous apprécierons».
Selon les termes de la déclaration finale, ces décisions lourdes de conséquences ont été prises pour résoudre un certain nombre de disfonctionnement comme « les hostilités, mésententes
et conflits (qui) constituent un facteur de divisions inutiles, de dispersion d’énergie et de perte de temps ». Il fallait absolument et « de manière urgente, mettre les textes constitutionnels de l’église en pratique et les structures à jours pour une évangélisation plus efficace et plus pertinente ».
Ce document précise par ailleurs que certains fils de l’église étaient passé maîtres dans l’art de « l’insubordination, du désordre, de l’indiscipline, l’immoralité et le contre – témoignage évangélique » ; toutes choses qui sont aux antipodes des prescriptions de Christ, le père de l’église. Aussi, les délégués aux assises du synode Bassa 2011 à Douala, avaient – ils le devoir de réguler le fonctionnement de l’église pour la mettre à l’abri des déviances multiples qui y faisaient leur lit.
Source : Le quotidien l'actu , Louis Noé Mbengan









Commentaires
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